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Organisme à but non lucratif qui amasse des dons au Québec pour favoriser une accessibilité à l'éducation aux enfants défavorisés du Bénin, en Afrique de l'Ouest, en leur offrant l'uniforme scolaire obligatoire pour fréquenter l'école, le kaki.

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Kakis 2010

 

À l’occasion de la deuxième édition, Mélanie Cloutier s’est rendue au Bénin remettre les kakis au nom des Québécois qui ont contribué à battre le record de la première édition. Après les 75 kakis de 2009, ce sont 120 kakis que les Béninois ont reçus en 2010. Voici le récit émouvant de cette journée ensoleillée.

Salut à tous!

Vous vous souvenez de la soirée au Café Lézard à la fin du mois de février 2010 pour amasser des fonds pour les kakis? C'est gravé profondément dans mon cœur. Et la 2e partie, qui s'est déroulée au village de Ko-koumolou, l'est tout autant, sinon plus. Je vous en fais donc ici un bien pâle compte-rendu...

À la mi-avril, j'ai rencontré les gens de l'ONG ANAYI : Pascal, Bruno et le pasteur Léopold. Ce sont ceux qui travaillent activement sur le terrain, et pas seulement pour donner à des enfants béninois la chance d'aller à l'école en leur donnant une tenue kaki. Ils agissent dans plusieurs autres domaines aussi et ils sont franchement extraordinaires. Je leur ai raconté un peu comment vous m'avez tous aidée à ramasser des fonds, et en ajoutant la contribution des autres membres du groupe, on s'est rendu à une somme globale de 120 kakis. « Ça va être une belle grande fête », nous a promis Pascal. Et il avait raison...

 

Kakis 2010

Mercredi dernier, on m’a donc amené dans le complexe scolaire de Ko-koumolou, un grand village tout près de Porto Novo. Tout près, mais tellement dépaysant... en quittant la route goudronnée qui sortait de Porto Novo, on s'est retrouvé au milieu des plantations de palmiers, sur une route en terre rouge difficilement praticable en voiture. Les petites maisons sont d'ailleurs elles aussi fabriquées en terre rouge. Pas d'eau courante, pas d'électricité, et pas beaucoup de français non plus... En fait, les enfants vont à l'école en français, mais la plupart des adultes ne le comprennent pas. Et on a roulé un bon moment sur cette route. Puis, Pascal a arrêté la voiture et on est sorti. Au loin, on pouvait déjà voir une haie d'honneur formée de centaines d'enfants scandant « ANAYI, ANAYI, ANAYI! »

L'émotion m’a pris à la gorge. Bien voyons donc, c'est bien trop... Et dès que nous passions, ils se mettaient à nous suivre. Il y avait des enfants partout, wow!!! Une fois rendus dans la cour d'école, nous avons été accueillis par des musiciens et des danseurs. Je me suis même risquée à la danse, et on a beaucoup ri de la Yovo (la Blanche). Même les tout-petits qui marchent à peine dansent mieux que nous.

Puis, nous nous sommes installés à une grande table d'honneur. Partout autour de nous, les gens du village, et plein, plein, plein d'enfants. Les élèves avaient préparé des numéros de danse, d'acrobatie, de chanson et de musique qui entrecoupaient les discours du directeur, de Bruno d'ANAYI, du chef du village... Et pendant que je regardais tout ça, l'émotion m'a pris solidement. Je regardais les 80 kakis destinés aux élèves du primaire, et les 40 destinés aux élèves de maternelle et je regardais tous ces enfants autour de moi, et je me disais : « Ciel, c'est tellement rien ce qu'on a fait, et c'est tellement pas assez... y'a plein d'enfants qui mériteraient un kaki et qui n'en auront pas... »

J'avais les larmes aux yeux, vraiment. La pauvreté, ce n’est pas facile à voir, et c'est carrément frustrant. On se sent tellement impuissant et petit en face à de tout cela... Et j'en étais là dans mes réflexions quand on m'a donné le micro pour que je fasse un discours...

 J'avais la chair de poule et les larmes aux yeux et je tremblais. Mais j'ai vu tous ces enfants qui riaient et qui dansaient, et j'ai pensé à chacun d'entrevous qui avez rendu ce moment possible, Jean-Philippe en tête. ANAYI, ça veut dire « le pont du cœur ». Et le pont, il était là, entre vous tous que j'adore et qui m'avez soutenue dans ce projet, et ces enfants devant moi qui vont en bénéficier. Et ça m'a revigorée.

« Ce qu'on a fait, c'est bien peu comparé à la chaleur de votre accueil, merci, sincèrement, merci! ».

Puis, a eu lieu la remise. Il fallait voir les enfants s'approcher, et rire, et serrer leur kaki fait sur mesure et identifié à leur nom... Le regard des enfants ici, il est indescriptible. D'abord mature, sérieux et profond, parce que ces enfants travaillent tellement dur au quotidien... Mais toujours plein d'étoiles brillantes qui s'allument dès qu'ils sourient... et un rien les fait sourire, et ça fait chaud au cœur, vraiment.

 

 Je vous aime beaucoup et je pense très fort à vous. Merci encore d'avoir rendu ce moment possible!

Mélanie ( :

P.S. Préparez-vous, parce que je vous annonce déjà qu’il y aura une levée de fonds pour les kakis l'an prochain et je compte bien faire monter le kaki-o-mètre à plus que 120 ( : Ce n'est qu'un début!!

 

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