Organisme à but non lucratif qui amasse des dons au Québec pour favoriser une accessibilité à l'éducation aux enfants défavorisés du Bénin, en Afrique de l'Ouest, en leur offrant l'uniforme scolaire obligatoire pour fréquenter l'école, le kaki.
Les brèves kaki
décembre 2014
Comme dernier envoi de l'an 2014, nous tenons bien sûr à vous tenir informés de la remise 2014 qui s'est bien déroulée il y a quelques jours. Par la suite, nous en profiterons pour faire un bilan des activités de l'année.
La collecte 2015 est déjà commencée. Débutez l'année en beauté en assurant à un enfant béninois l'accès à l'éducation.
Une école toute vêtue de kakis
Cette année, grâce à votre générosité, nous avons pu confectionner 290 kakis. Un nouveau visage : Martine Gauthier était cette fois sur place pour vivre l'expérience d'une cérémonie de remise. Le village sélectionné se nomme Amonlehokon-Segbeya et est situé dans la magnifique région de la ville de Ouidah. Martine nous livre les détails de son expérience.
Vendredi dernier, le 28 novembre, je me suis rendue dans un petit village de la commune de Ouidah pour représenter les kakis-donneurs québécois qui ont réussi à acheter 290 uniformes. Nous attendait tout le village et laissez-moi vous dire que j’étais l’attraction de tous, la blanche, la yovo. J’ai eu droit à une chanson d’accueil, à des sourires et des poignées de main, à des photos, un chœur de remerciements, un Coka Cola, et des souvenirs remplis d’émotions. Je vous ai placé un petit vidéo, écoutez bien les noms des personnes remerciées. J’ai placé aussi le début du discours de la jeune fille pour vous illustrer l’importance des présentations; elle a été longuement complimentée pour la qualité de sa lecture.
Qui dit cérémonie africaine, dit protocole bien orchestré où tous sont placés et nommés dans l’ordre de la hiérarchie, ce qui fait que je me suis retrouvée assise à côté du chef du village, qui heureusement pour moi, parlait un français impeccable, fier de me dire qu’il est instruit et que l’éducation est un enjeu majeur pour son pays. S’il ne m’a pas dit merci 10 fois, il ne me l’a pas dit une fois. J’ai dû aussi prendre la parole, moi qui adore ces situations; un refus aurait été une offense majeure; pas de place pour l’humilité. Je leur ai demandé de faire honneur à leur uniforme en travaillant bien et je leur ai souhaité de venir un jour à leur tour, voir le Québec. Et voilà pour le volet toutes autres tâches connexes de mon contrat de coopérante.
Je sais que les causes sont nombreuses; celle-ci vient de prendre une place privilégiée dans mon cœur. J’espère qu’elle saura aussi vous séduire.
Un spectacle tout en diversité
La tradition veut désormais qu'un spectacle-bénéfice à Montréal précède les remises de kakis. 2014 n'a pas fait exception. Le 23 août denier, nos plus grands collaborateurs sont venus présenter leurs talents. Piano, djembé, danse, harpe, musique québécoise, etc. Nous avons même eu la performance inattendue d'une maman béninoise qui a tenu à nous remercier de tout ce que nous faisions pour son pays avec un chant traditionnel improvisé avec pour percussion une simple bouteille de bière et un couteau.
Le kaki d'honneur de 2014 a été remporté par Sonia Boury, enseignante en francisation au collège ILSC et qui mobilise depuis deux ans ses élèves autour de la cause des kakis. Nous la remercions pour sa confiance et son implication empreinte d'humanité.
Au terme de la soirée nous comptions 234 kakis et nous avons encore gonflé le compteur jusqu'aux 290 kakis cités dans l'article précédent.
Un contact privilégié : projet de correspondance
Connaissez-vous Julien? C'est un jeune en 4e année du primaire et il est apparu dans le projet des kakis par hasard de sa propre initiative, voulant aider les enfants d'un autre pays. Grâce à son intérêt et son implication, Un kaki pour le Bénin expérimente pour la première année un projet de correspondance entre les élèves de 4e année de l'école Notre-Dame-des-Rapides à Montréal et l'école l'Envolée à Abomey-Calavi.
Nous avons eu l'occasion de rencontrer les 2 classes québécoises pour amorcer le projet avec eux. À l'heure actuelle, les premières lettres québécoises sont bien arrivées au Bénin et nous attendons impatiemment les voeux de Noël de la part des élèves béninois.
Un projet de dialogue riche et inspirant! Merci Julien de nous permettre de vivre cette expérience!